
La réouverture prochaine du centre de formation de Nyaleke, situé à l’est de la ville de Beni, marque un tournant décisif pour les jeunes désireux de s’engager comme réservistes de l’armée congolaise. Après plusieurs années de démarches initiées par Clovis Mutsuva, le gouvernement congolais a enfin répondu favorablement à cette demande.
Un combat de longue haleine enfin récompensé
Clovis Mutsuva, fervent défenseur de cette initiative depuis 2018, exprime sa satisfaction face à cette avancée tant attendue. «Bien que tard, nous devons saluer cette volonté du gouvernement qui a enfin répondu à nos multiples lettres et démarches pour voir un centre de formation être rouvert à Beni. Cela permettra aux jeunes de s’engager pour défendre la patrie, conformément aux articles 63 et 64 de la Constitution», a-t-il déclaré.
Dès l’époque du président Joseph Kabila, Mutsuva et son équipe ont multiplié les actions pour obtenir l’ouverture du centre. Sous la présidence de Félix Tshisekedi, les efforts ont été intensifiés malgré certaines entraves, notamment la dispersion des rassemblements organisés en 2019 et 2024. Ce n’est qu’en 2025 que la mobilisation a finalement porté ses fruits.
Une opportunité pour la jeunesse de Beni
La nouvelle est accueillie avec enthousiasme par la jeunesse locale. Fabrice Kamoja, un étudiant, y voit une opportunité inespérée : «Nous avons tant attendu cette chance, et aujourd’hui, elle est enfin là. J’encourage tous les jeunes à s’y inscrire». Un autre jeune, visiblement motivé, affirme être prêt à intégrer la formation dès son lancement.

Un encadrement strict pour éviter les dérives
Toutefois, l’encadrement de ces réservistes se fera avec rigueur. Clovis Mutsuva prévient : «Nous n’avons pas besoin de jeunes qui, après la formation, deviendront des semeurs de troubles et d’insécurité. Ils doivent garder un comportement exemplaire, car ils resteront avant tout des civils».
La formation, d’une durée de 45 jours, sera encadrée par des professionnels pour inculquer aux recrues des valeurs de discipline et de patriotisme. Le centre de Nyaleke, qui a déjà formé des militaires par le passé, s’apprête donc à rouvrir ses portes, offrant ainsi une réponse concrète aux aspirations de nombreux jeunes de Beni.
Maki Barack